« Dans un contexte général qui laisse apparaître crûment une précarisation de l'emploi et une situation dégradée sur le plan du RMI et des minima sociaux, le Département s'inscrit plus que jamais dans une orientation volontariste de sa politique d'insertion dans une dynamique d'insertion par et vers l'activité économique.
Quelle est aujourd'hui la situation ? Malgré une légère amélioration, le taux de chômage se maintient à un niveau élevé, France : 9.8 %, Finistère : 8,9 %. Le nombre d'allocataires de minima sociaux progresse. En Finistère, nous avons franchi pour la 1ère fois le cap des 14 500 personnes bénéficiaires du Revenu Minimum d'Insertion. La structure de l'emploi évolue de manière inquiétante : apparition des emplois à temps très partiel, émiettement des contrats de travail avec les temps partiels non choisis et peu rémunérés (...)
Dans ce contexte, il convient de rappeler que l'Etat doit aux Finistériens plus de 16 000 000 € au titre du RMI. Cette dette de l'Etat correspond à 3 000 Finistériens qui n'auraient pas perçu leur allocation si le Conseil général du Finistère n'avait pas complété la somme insuffisante versée par l'Etat. Ce constat est l'abnégation même de l'idée de solidarité nationale (...)
Sur cette base, nous posons nos propres objectifs :
1) proposer à tous un accompagnement individualisé vers l'autonomie (...). C'est pourquoi nous veillons très étroitement à faire progresser la contractualisation, c'est-à-dire l'engagement réciproque de la personne en difficulté et de la Collectivité à faire émerger un projet de retour à l'autonomie. Le taux de contractualisation du Finistère progresse régulièrement et atteint, aujourd'hui, avec des vrais contenus, 40 % contre la moitié voici 18 mois,
2) repérer les activités créatrices d'emplois et accompagner les Finistériens en difficulté vers la formation qui les conduira à exercer ces métiers. Il s'agit bien de permettre à chacun de trouver sa place pour construire ensemble un développement économique solidaire (...).
3) répondre au plus près des attentes des Finistériens en développant des réponses adaptées à leurs bassins de vie. C'est tout l'enjeu de nos projets sociaux de territoire et des programmes d'insertion des Pays qui contribuent à prendre en compte toutes les richesses de notre territoire, les richesses humaines autant qu'économiques. »