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Pourquoi avoir créé "Avenir jeunes 29" ?
Le dispositif "Avenir Jeunes 29" a pris place dans nos dispositifs depuis le dernier trimestre 2006, il est donc récent dans sa forme actuelle. Ce dispositif est particulièrement exemplaire. Ce fonds regroupe l'ensemble des moyens financiers existant et, de ce fait, le jeune n'est plus confronté à un parcours du combattant qui l'amenait, jusqu'à il y a encore quelques temps, d'une institution à une autre pour accéder aux différentes aides auxquelles il pouvait prétendre. Aujourd'hui, tous les dispositifs sont regroupés, y compris le fonds d'aide aux jeunes, la bourse permis de conduire, le passeport loisirs, dispositifs départementaux pour certains d'entre eux et dispositifs nationaux pour d'autres, voire des communes quand elles souhaitent nous accompagner dans cette démarche.
Pour le jeune, c'est une seule porte d'entrée, la Mission locale, qui est chargée à la fois de la réponse à ces questions, de l'établissement des dossiers, de l'accompagnement social et professionnel du jeune avec un référent unique et un seul, une relation à la fois contractualisée et qui est très importante pour le jeune, car elle évite la multiplication des intervenants. La Mission locale assure l'interface avec les commissions locales de lutte contre les exclusions qui examinent les aides. L'accompagnement se définit à travers 3 éléments importants, 3 principes. Tout d'abord, un projet qui permet de construire un projet avec le jeune, là où jusqu'à présent on pouvait être tenté de répondre par des aides ponctuelles à répétition sans cohérence d'ensemble. Un contrat qui est le pivot du dispositif avec un engagement mutuel à la fois du jeune mais aussi des collectivités, en l'occurrence par l'intermédiaire des Missions locales. Un parcours, car tout cela s'inscrit dans une démarche de parcours d'insertion du jeune, pour faire en sorte qu'il puisse sortir des dispositifs d'insertion. Ce dispositif va se retrouver impacté sur l'année 2007 par la diminution des enveloppes venant de l'Etat, à la fois sur le CIVIS (- 400 000 €) et du Fonds pour l'insertion professionnelle des jeunes (-311 000 €). Ce désengagement est scandaleux quand on connaît les problématiques des jeunes aujourd'hui. En se désengageant, l'Etat va produire de nouveaux exclus et, cette fois-ci, de jeunes exclus. Ce qui n'est vraiment pas un signe positif par rapport à l'avenir de tous ces jeunes. On le sait, la précarité progresse, il est dommage qu'une action aussi importante puisse être percutée immédiatement pas une décision de ce type. |