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Le ministre de la pêche questionné
Mercredi 7 novembre 2007, lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, Annick Le Loch, première vice présidente du Conseil général et députée, a interpellé le ministre de la pêche.
« Notre pays n'a pas de politique maritime ambitieuse. Le très médiatique déplacement du Président de la République hier au Guilvinec et la réunion de ce matin avec les pêcheurs n'ont pas suffi à dissiper les inquiétudes. C'est de la poudre aux yeux. Vos annonces ne sont pas à la hauteur des enjeux, et ne s'intègrent dans aucune vision structurante de la filière. Hier, vous avez présenté trois mesures à la représentation nationale : l'exonération des charges patronales et salariales pendant six mois, la répercussion du prix du gazole sur celui du poisson, selon un mécanisme qui reste à déterminer, et le plan de modernisation de la flottille. Aucune mesure d'avenir ! L'exonération des charges et le plan de modernisation sont des idées anciennes, qui se sont heurtées aux règles européennes. Le Président de la République a beaucoup promis en la matière, mais nous vous avons senti plus réservé. Quant au mécanisme que le Président de la République vous a chargé d'« imaginer », dans le court délai de trois mois, vous avez déclaré qu'il devait éviter de pénaliser le consommateur et être établi en concertation avec la Commission européenne. Mais de quoi s'agira-t-il : vignettes, contributions, TVA sociale ? Le consommateur va-t-il régler la facture ? Le poisson va t-il devenir définitivement un produit de luxe ? Que ferez-vous, alors, de vos déclarations sur le pouvoir d'achat ? Allez-vous répondre à chaque profession au coup par coup, sans cohérence globale ? »
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