16.03.2007
L'agenda 21 du Conseil général labellisé.
Nos comportements épuisent les ressources et menacent les équilibres écologiques de notre planète ; des millions d'hommes et de femmes subissent des injustices et des souffrances (accès à l'eau, à la nourriture, à la santé, à l'éducation ou à la sécurité). A son échelle, notre collectivité départementale peut et veut agir. Nous nous sommes engagés dans une démarche de développement durable depuis septembre 2003 et avons adopté notre premier "agenda 21" en juillet 2006.
Ce premier travail et cette première mobilisation ont pu paraître complexes. Mais aujourd'hui, le chantier est bien avancé et le Ministère de l'écologie et du développement durable vient de reconnaître officiellement la qualité de la démarche initiée par le Conseil général, en lui décernant le label « Agenda 21 local France». Seuls trois départements ont reçu ce label ministériel : le Finistère, l'Essonne et la Gironde.
Les commentaires et les recommandations du Ministère confortent notre engagement :
Finalités :
Le projet répond de manière homogène aux 5 finalités du cadre national de référence. Un grand nombre de domaines d'actions sont couverts, le Conseil général agissant même parfois au-delà de ses compétences. Le programme d'action est très complet, il comporte à la fois des actions opérationnelles immédiates et des chantiers à approfondir dans les différents domaines d'actions, des actions sur l'éco-responsabilité de l'administration et des actions d'animation de la démarche, de la sensibilisation, de l'information et de la communication.
Démarche :
Le pilotage, la transversalité et la stratégie d'amélioration sont les points forts du projet. La méthodologie utilisée est pragmatique : mise en oeuvre d'un « plan de gouvernance » afin de pouvoir informer, conseiller et développer la concertation de manière adaptée avec les différents partenaires et la population. Les efforts de formation des élus, des agents et des cadres au développement durable sont à souligner. Parallèlement au programme d'actions, des actions expérimentales ont été développées, basées sur le volontariat (appel à projets interne), dans le but d'aider les agents à comprendre l'approche concrète du développement durable. Cette méthode serait intéressante à diffuser auprès d'autres territoires s'engageant dans des démarches de développement durable. Les fiches synthétiques ont été remarquées par les experts pour leur clarté et la précision des informations données (cadre général, description, bénéficiaire, contenu du projet, moyens et coûts, acteurs référents et associés, état d'avancement, indicateurs de suivi) ; l'indication, pour chaque action, des améliorations attendues par rapport à l'existant, est là encore un point exemplaire, qui gagnerait à être présenté à d'autres territoires. Sur la participation, un point faible a été relevé : les acteurs et la population ont été consultés mais pas associés à l'élaboration du diagnostic et du plan d'action.
Points forts :
Ce projet est remarquable pour une collectivité de la taille d'un département. Il vise à inscrire le développement durable dans les dispositifs, les missions et les interventions du Conseil général pour permettre une évolution progressive de ses modes de faire. La mobilisation de fond des élus et des agents, la qualité du programme d'actions et des méthodes de travail ainsi que les premiers résultats, sont autant d'éléments encourageants.
Recommandations :
Le projet du Conseil général bénéficie d'un portage politique et technique fort. Si la démarche est pragmatique, le projet est ambitieux. Il reste à le mettre en oeuvre dans toutes ses composantes. Aussi, faut-il rester vigilant pour maintenir la dynamique et la mobilisation des acteurs dans la mise en oeuvre et le suivi. Le dispositif d'évaluation devra également faire ses preuves et il serait utile qu'il devienne un outil partagé par les élus et les agents.