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Deuxième réunion ordinaire
Jeudi 2 juin 2005 Monsieur le Président, mes chers collègues, Une fois de plus, cette session a été fortement marquée par nos politiques de solidarité en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées, en faveur de l'insertion et de l'emploi. Nous entendons bien que la «question sociale » est au coeur des débats politiques : « fracture sociale » pour les uns, « inégalités sociales » pour les autres ». « Priorité à l'emploi » annonce le Président de la République, suivi de son nouveau Premier Ministre, montrant ainsi que ce n'était pas le cas ces derniers mois. Et en effet, cette fracture sociale est plus grande que jamais : chômage au-dessus de 10% de la population active, précarité accrue pour les travailleurs pour qui un contrat indéterminée tient plus souvent du rêve que de la réalité, accès difficile au logement. Ce sont ces difficultés quotidiennes des Finistériens qui percutent nos champs d'actions et qui nécessitent une mobilisation croissante de notre collectivité. Aussi, en dépit des charges nouvelles qui pèsent aujourd'hui sur le budget du Conseil général, le groupe de la majorité continue à se mobiliser à vos côtés, Monsieur le Président, pour l'égalité des chances, les solidarités et l'emploi, et à ce titre, pour mettre en oeuvre les contrats aidés quels qu'ils soient et permettre aux entreprises, tant à Douarnenez qu'à Morlaix, de maintenir et de créer de nouveaux emplois. Quant à notre politique de soutien aux personnes âgées, je vous rappelle une nouvelle fois, mes chers collègues, la réalité démographique du département et le manque de crédits alloués par l'Etat qui nous fait prendre un retard considérable et ne permet pas de répondre aux besoins criants en ce domaine. Je ne reviendrai pas sur les autres sujets, pourtant essentiels eux aussi à la vie de notre département et des Finistériens : aide à la voirie communale, desserte des îles, aménagement des ports de pêche, gestion et traitement des déchets, mise en réseau informatique des collèges et là il faut souligner l'effort particulier du département (plus de 6 millions d'euros) mais je ne peux manquer de dire quelques mots sur un sujet souvent abordé dans cette assemblée et que nous avons examiné au travers de la convention proposée par l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, sensée remplacer le FNDAE supprimé par le gouvernement en décembre dernier. Rappelons que le Conseil général consacre chaque année 6 millions d'euros pour aider les communes à développer leur réseau d'eau et d'assainissement et que l'apport de l'Agence de l'eau sera limité à 1,5 million d'euros par an. Mesdames, Messieurs, je le dis avec force, nous allons au devant de graves problèmes, les financements vont manquer et certaines collectivités auront des difficultés à alimenter en eau potable leur habitants et à se conformer aux règles et loi sur l'assainissement. La lutte pour un environnement de qualité est un combat de tous les jours et il ne suffit pas de décréter une semaine du développement durable, à laquelle nous participons activement au niveau départemental, il faut aussi se donner les moyens de garantir ce développement durable, et cela, le gouvernement ne le fait pas. Monsieur le Président, mes chers collègues, je souhaitais en cette fin de séance attirer votre attention sur ces points particuliers que sont l'emploi, l'accueil des personnes âgées et la politique que nous menons en faveur de l'environnement dans ce département. Ces priorités, avec quelques autres et je citerais en particulier les conditions de vie des personnes handicapées, devraient être celles du nouveau gouvernement qui se met en place. Je ne vous étonnerais pas en vous disant que je doute de l'efficacité de cette nouvelle équipe, mais ceci n'est pas notre propos ; je tenais à rappeler et à assurer haut et fort que la majorité du Conseil général continuera à travailler à l'amélioration des conditions de vie des Finistériens dans les mois et les années à venir, et ceci malgré une conjoncture financière difficile. |