Il est important, avant de le présenter, de préciser dans quel contexte s'est réalisé ce travail. Travail très partenarial puisque l'ensemble des institutions autour de nous et des associations qui travaillent dans ce domaine et qui ont des responsabilités dans le domaine de l'enfance y ont participé, c'est aussi le cas pour un certain nombre de services du Conseil général, en particulier la mission jeunesse. La Justice, les services de pédopsychiatrie, l'Education nationale, l'Enseignement diocésain y ont pris part, de même que les nombreuses associations et les villes que nous avons invitées à l'élaboration de ce schéma.
Ce schéma qui vous est proposé se situe dans un contexte d'évolution des problématiques depuis maintenant un certain nombre d'années, une évolution de la famille dans sa constitution, une augmentation très importante dans notre département, qui se vérifie au niveau national, du nombre de familles monoparentales et de leur fragilité, dont le chef de famille est souvent la mère, fragilité qui se cumule avec une précarité sociale et en particulier l'absence fréquente de travail.
Les violences qui s'expriment aujourd'hui dans notre société de la part des jeunes mais aussi d'adultes, violences au sein de la famille, violences dans l'école, violences aussi dans beaucoup de communes, et pas uniquement en milieu urbain, ont été des éléments prédominants qui ont été évoqués par l'ensemble des professionnels, mais violences aussi tout simplement dans les foyers de l'enfance que nous gérons.
Un des éléments aussi qui a conduit à l'élaboration de ce schéma est le phénomène des conduites à risque de beaucoup de jeunes. L'augmentation du nombre de suicides nous interpelle particulièrement.
Ce 3ème schéma s'articule autour de 7 grands axes
que je vais rappeler ici.
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L'amélioration de la connaissance des publics et de leurs besoins, l'évaluation des actions et l'évaluation des pratiques professionnelles. C'est un axe important pour lequel nous développerons un certain nombre d'actions très concrètes, en particulier la mise en place d'un observatoire départemental de l'enfance en danger et de l'enfance maltraitée, en lien avec les observatoires nationaux qui se mettent en place. Une étude également va être lancée sur le parcours des enfants placés, étude beaucoup plus qualitative pour observer ce qui se passe dans le parcours de ces enfants.
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La promotion et le respect du droit des usagers avec la volonté de l'ensemble des partenaires d'informer les usagers de leurs droits, les parents mais aussi les enfants, et de respecter, en particulier, les chartes internationales que nous avons signées au niveau de notre Etat.
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L'accompagnement des professionnels sociaux et médico-sociaux pour harmoniser les procédures, à la fois internes au Conseil général, mais aussi créer des outils de présentation de structures aux professionnels et soutenir les professionnels dans leurs actions, compte tenu des évolutions sociétales dont j'ai parlé tout à l'heure.
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Renforcer l'action sociale préventive en direction des parents, c'est en particulier les aides à la parentalité qui sont des éléments importants de l'action préventive, et également des actions dont on parlera tout à l'heure pour accompagner la grossesse et la période périnatale par une approche socio-psychologique plus soutenue qu'elle ne l'était jusqu'à maintenant, et bien sûr promouvoir aussi le soutien mode d'accueil de la petite enfance.
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Accompagner les enfants et les jeunes en difficulté et favoriser leur intégration dans leur environnement. Ce sont des actions très concrètes que nous envisageons de mettre en place pour mieux diagnostiquer, le plus tôt possible, en particulier le handicap au niveau de la petite enfance. Ce sont donc des actions prévention plus importantes. C'est également travailler beaucoup plus que nous le faisions encore jusqu'à maintenant sur la souffrance psychique, à la fois des jeunes, mais aussi des parents qui présentent des souffrances psychiques pour mieux accompagner les enfants. Les phénomènes suicidaires, j'en ai parlé tout à l'heure ; participer également au CLSPD qui travaille dans le domaine de la prévention de la délinquance et faire en sorte que nos professionnels y soient présents et véritablement acteurs de ces actions de prévention autour des questions de sécurité ; participer également et être beaucoup plus volontariste sur les commissions locales de scolarité alternative et sur la prévention spécialisée ; développer les capacités que nous avons élaborées en termes de prévention spécialisée, en particulier autour de l'équipe mobile, expérimentation que nous avons réalisée sur Brest et que nous souhaitons valoriser sur l'ensemble des communes ou villes qui, dans le département, pourraient en avoir besoin.
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Améliorer et diversifier le dispositif de protection de l'enfance, la prévention de la maltraitance, bien évidemment, qui est un élément important, puis la protection, c'est-à-dire la responsabilité des enfants qui nous sont confiés. Ils sont au nombre de près de 1 500 aujourd'hui dans le département avec, je le signale et c'est un élément important, une augmentation d'un peu plus de 100 enfants qui ont été placés cette année 2004 par rapport à l'année 2003. Ce phénomène n'est pas départemental, c'est un phénomène national, puisque cette augmentation a été effective dans tous les départements de France, ce qui est important à signaler, j'en parlerai tout à l'heure.
Voilà ce qui vous est proposé dans ce dossier important qui engage une somme non négligeable du budget de l'action sociale du Conseil général et du Conseil général tout simplement. Merci.