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Actualité et interventions d'Armelle Huruguen |
Sur le rapport « Politique départemental jeunesse »
27 janvier 2005 Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, L'année 2005 se caractérise par divers changements qui vont être l'occasion, pour le Département, de donner une cohérence et un sens accrus à ses orientations en matière de politique en direction de la jeunesse et en matière de politique d'insertion. Les évolutions concerneront plus particulièrement deux axes de la politique jeunesse validés par l'Assemblée départementale en septembre 2002 :
Ce présent rapport relatif à la politique jeunesse est composé de trois parties : - La première concerne la coopération inter-institutionnelle au profit de la jeunesse du Finistère. Conformément aux principes de transversalité et de partenariat, le Conseil général réaffirme son souhait de favoriser la concertation entre tous les partenaires institutionnels "jeunesse" du département. A ce titre, il adopte le protocole d'accord pour une "coopération inter-institutionnelle au profit de la jeunesse dans le Finistère". - La seconde présente les autres objectifs de travail de la mission jeunesse. "La mission jeunesse, dont le rôle est défini dans le rapport du 26 septembre 2002, poursuit notamment son travail d'animation du réseau de référents "jeunesse" et sa participation active aux travaux et aux actions du groupe inter-institutionnel jeunesse. - La troisième porte sur les dispositifs d'insertion sociale et professionnelle des jeunes : contrat d'autonomie, Fonds d'aide aux jeunes (FAJ), missions locales et passeport loisirs.
Vous me direz : "Quoi de neuf sous le soleil ?" quand on parle des coopérations inter-institutionnelles pour la jeunesse. Rien, sauf que nous sommes dans une démarche qui est inédite, qui n'a rien de naturel et de spontané, mais qui est quelque chose de pensé. Il s'agit de mettre autour de la table à la fois la Direction diocésaine de l'enseignement catholique, l'Inspection académique, la Direction de la Jeunesse et des Sports, les CAF, la MSA et le Conseil général. Et cette démarche va déboucher sur la signature, dans quelques semaines, d'un protocole de coopération. Un protocole de coopération, vous me direz, encore un papier qu'on signe en plus, c'est bien, mais cela va servir à quoi ? Cela va servir à se dire qu'un jeune, quand on le rencontre sur l'espace public notamment, est le même à 7 h 30 quand il va au collège que quand on le retrouve à 22 heures, éventuellement à côté de sa mobylette ou à faire autre chose de plus répréhensible. En l'occurrence, ce que nous voulons c'est avoir des actions concertées, en cohésion, de façon que l'ensemble des partenaires que nous sommes démontre à quel point nous devons partager cette éducation car elle relève d'un processus bien plus complexe que celui communément admis. Il y a quelques semaines, une réunion s'est tenue à Morlaix au cours de laquelle on disait qu'il fallait tout un village pour élever un enfant. Je crois que c'est à peu près cela. Je ne dis pas que l'on va construire un autre village dans le Finistère, un de plus, mais, en l'occurrence, il faut que vous sachiez que ce travail, qui est un travail de longue haleine et qui a démarré depuis deux ans et demi, est une forme d'aboutissement. Il va se traduire naturellement par une harmonisation d'un certain nombre de dossiers administratifs et, derrière eux, ce sont bien les partenaires cités précédemment qui vont être en jeu et en cause. On aura donc l'occasion de reparler de cette coopération. L'un des axes de ce dossier est évidemment le contrat d'autonomie dont le Président a parlé en introduction. Force est de constater, aujourd'hui, dans cette dernière année, une montée de 9,2 % du chômage chez les jeunes de 18 à 25 ans. Lorsque nous avons pensé ce dispositif en 2003, c'était avec raison puisque nous sommes maintenant confrontés à des demandes, et un certain nombre d'élus siègent dans la Commission d'attribution tous les mois, à des situations de grande détresse dans lesquelles cet outil qui est un outil d'insertion, j'insiste bien, permet l'insertion des jeunes. Ces situations complexes nous amènent aujourd'hui à nous interroger sur la manière dont nous allons articuler ce dispositif avec des dispositifs dits d'urgence qui ont à voir effectivement avec des situations de jeunes en grande précarité. C'est pour cela, nous l'avions souhaité et indiqué dès le début de l'expérimentation, que nous allons évaluer ce contrat d'autonomie. Nous n'allons pas l'évaluer pour l'évaluer, nous allons l'évaluer pour démontrer, à l'échelle d'un département qui compte 860 000 habitants parmi lesquels un nombre de jeunes considérable, quelle est la capacité d'une collectivité à s'investir aux côtés des opérateurs, précieux opérateurs que sont pour nous les missions locales. Que devons-nous faire et que pouvons-nous faire ensemble ? Nous n'allons pas continuer sans doute à le faire tout seuls, à l'instar des débats qui s'étaient tenus en septembre 2003 dans cette salle où il avait été dit que, effectivement, un certain nombre de partenaires pourraient se retrouver autour de la table. Là aussi, nous allons vérifier, et je regarde de très près ce qui est mené, notamment au travers des propositions du plan BORLOO, pour trouver les dispositifs qui soient les plus efficients et les plus efficaces pour les jeunes de ce département, puisque c'est bien d'eux dont il s'agit. Dans ce rapport, vous trouverez également un rapport sur le Fonds d'aide aux jeunes, dont on vous a dit qu'il a connu une consommation extrêmement importante en 2004, avec des grandes questions sur l'avenir de ces jeunes. Vous en rencontrez en tant qu'élus, régulièrement, j'espère, je ne le souhaite pas, mais j'espère que vous êtes ramenés à ce genre de considérations au petit matin ou à 8 heures le soir. Cela vous remet les deux pieds sur terre et doit nous interroger sur notre responsabilité conjointe à donner à ces jeunes qui ne vont pas bien des conditions de vie qui soient décentes et qui soient surtout porteuses d'avenir. Les Commissions consultées ont donné un avis favorable à ce rapport et nous aurons désormais, chaque année, l'exercice de présenter un rapport transversal de l'ensemble de la mission jeunesse, c'est-à-dire de cette coordination que nous devons trouver ensemble avec les institutions pour offrir de meilleures conditions aux jeunes qui sont exclus des parcours d'insertion notamment. |