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Roger MELLOUET lors de la séance plénière du 19 octobre 2006
Notre journée de travaux a une nouvelle fois témoigné de l'engagement du Conseil général au plus près de la vie quotidienne des Finistériens : - solidarité dans les secteurs de l'enfance, des personnes âgées ou handicapées
Et aujourd'hui,
Le cadre national pèse pour beaucoup dans les difficultés quotidiennes dont souffrent trop de familles. Les travailleurs sociaux du Conseil général, comme leurs collègues des communes ou des associations, sont chaque jour confrontés aux impasses dues à ce que certains appellent désormais le « descenseur social ». Les efforts des collectivités locales pour réinjecter toujours plus de justice dans la vie quotidienne des uns et des autres ne suffiront sans doute jamais à pallier les carences d'une solidarité nationale dont le garant devrait être l'Etat. Encore faudrait-il que nous sachions quelle politique souhaite mener l'Etat et de quel soutien dispose le gouvernement dans notre département
S'agissant du projet de parc marin en mer d'Iroise,ardemment souhaité par le gouvernement, un député UMP est pour à Paris et à Ploudalmézeau, un autre est pour à Paris mais exclut certaines communes de sa circonscription (celles du Cap Sizun) du processus d'enquête publique, un troisième s'abstient à Paris et est contre le projet à Ouessant... Chaque parlementaire espérant ,sans doute, que ses électeurs y trouveront leur compte. De même, l'Etat et un ministre éminent du gouvernement, un certain monsieur BORLOO soutiennent et font la promotion d'un Etablissement public foncier en Bretagne. Mais ici, la droite départementale rejette la démarche... alors que, permettez-moi d'y faire référence, lors du dernier Conseil d'administration de la Fédération des parcs naturels régionaux l'unanimité sur la question foncière a été de mise et où la droite, a été particulièrement virulente. Car il y a en effet un problème foncier sur les sites les plus emblématiques de France : les jeunes doivent pouvoir s'y installer, la mixité sociale doit y être garantie, sauf à y perdre leur âme. Nous vivons dans un département touristique : l'Etat et le Conseil régional de Bretagne proposent une solution qui a fait ses preuves dans d'autres régions. Pourtant la droite bretonne par la voix de Monsieur Méhaignerie refuse le projet voire tente de le saboter en le privant des subsides de l'Etat... La droite finistérienne emboîte alors le pas... Je l'ai déjà dit en juillet dernier :lors de notre dernier session la droite finistérienne manque de cohérence. Parfois, on vient de le voir, elle s'oppose à la politique gouvernementale, parfois elle vient à son secours au risque de tenir cette fois un discours opposé à celui de ses amis en politique qui, lorsqu'ils sont en responsabilité à la tête de Conseils généraux dénoncent comme nous certaines orientations nationales récentes.
Certes, il est sans doute traditionnel pour une opposition de s'opposer... Nous avons, au sein de cette assemblée, une opposition systématique à tous les grands projets départementaux. Nous l'avons encore récemment vu lors des débats de juillet sur l'adoption de notre premier « agenda 21 ». Dont acte. Mais l'exercice aura vite ses limites et la schizophrénie guette ! Je sais que la droite départementale nous a fait le grief,en son temps, de suivre la politique nationale lorsque nous étions au pouvoir. Il ne s'agissait pas tant de suivisme que de cohérence entre nos choix nationaux et départementaux. Pour notre part, nous continuerons à proposer aux Finistériens une politique cohérente, patiemment construite et à long terme, pour répondre le mieux possible aux besoins du département et de ses habitants, même si, parfois et de façon assez rare mais est-ce une surprise ?, elle rejoint la politique gouvernementale.
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