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Vers plus de justice.
" Début février, nous avons adopté une nouvelle politique en faveur des communes et communautés de communes. Cette réforme de nos dispositifs d'aides est indissociable de la réflexion sur le développement durable que nous menons au Conseil général depuis de longs mois. L'un des principes de cette démarche globale est la présence de services de proximité sur notre territoire départemental. Mais le Finistère se compose de zones diversement équipées : le littoral et la campagne, les agglomérations et les petites communes, les îles... Ces territoires ont chacun des particularités en matière de présence de services publics et d'équipements de proximité, de richesse des collectivités, de caractéristiques de la population, de politiques locales mises en oeuvre. Notre ambition est d'être plus juste dans notre accompagnement des investissements décidés par les maires et les présidents de communautés. Tout en maintenant nos 30 millions d'euros annuels de soutien aux collectivités (budget atteint en 2006), nous avons donc choisi de passer d'une logique d'égalité pure, uniforme, à une logique d'équité, c'est-à-dire à la prise en compte des forces, des faiblesses et des efforts de chacun. Pour plus de justice entre les territoires, il nous fallait moduler nos aides. C'est le travail que nous avons mené ces derniers mois et que nous avons présenté et discuté avec nos partenaires, au premier rang desquels l'Association des maires du Finistère. Chacun est aujourd'hui conscient qu'une solidarité réelle demande d'aider plus fortement les territoires fragiles ou modestes. Le potentiel financier du territoire, les actions menées localement (scolarisation des enfants, logement social), les indicateurs sociaux de la population (taux de chômage, nombre de bénéficiaires du RMI par exemple) doivent influencer le soutien de notre collectivité aux projets qui lui sont présentés. Un « coefficient de solidarité », propre à chaque commune et intégrant ces données, nous permet désormais d'ajuster nos aides. Cette réforme, essentielle à nos yeux, portera sur l'ensemble des interventions du Conseil général en faveur des communes et intercommunalités. D'ici 3 ans, elle sera évaluée afin de vérifier si les aménagements apportés ont bien répondu aux objectifs de justice qui sont les nôtres, c'est-à-dire l'accès aux services auxquels chacun à droit."
Le groupe de la majorité « Finistère à gauche, Finistère pour tous »
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