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Intérêt général = services publics
Début octobre 2007, Al Gore, ancien vice - président démocrate des Etats - Unis, a reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de la sauvegarde de notre planète. En France, le Grenelle de l'environnement a fait l'actualité de ces dernières semaines. Le diagnostic environnemental est semble-t-il partagé et l'urgence à intervenir a priori posée par tous. L'opinion mondiale est interpellée ; nous le sommes aussi localement, ici en Finistère. Mais la lecture environnementale des enjeux ne suffit pas. C'est pourquoi nous sommes aujourd'hui mobilisés pour la mise en oeuvre d'une démarche globale de développement durable dans le département ; car le respect de l'environnement, le développement des territoires et le progrès social doivent, ensemble, nourrir le débat citoyen et orienter les décisions des élus. La puissance publique est la mieux placée pour permettre la prise en compte de ces trois principes. Elle seule peut privilégier l'intérêt général avant les intérêts particuliers ; elle seule peut investir pour l'avenir : la recherche, et pour tous : la solidarité. Nous avons donc besoin d'un Etat fort pour faire appliquer les lois ; les améliorer si nécessaire ; pour orienter, par la commande publique, les subventions ou la création de normes, vers plus de développement durable. Ce besoin d'un Etat, à la fois régulateur et acteur, est à l'opposé des décisions gouvernementales actuelles, axées sur une réduction drastique des personnels, des moyens et donc de la présence territoriale des services publics. Malgré cette contradiction flagrante, un plan global et cohérent doit naître de ce « Grenelle ». Son financement doit aussi être défini avec précision, en toute transparence. Celui-ci ne peut être un nouveau transfert vers les collectivités locales sans dégager en même temps les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs poursuivis. La fiscalité locale ne doit pas être le mode de financement du futur plan national.
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